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 De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}

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MessageSujet: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Sam 2 Avr - 16:46

Techniquement il est fort peu utile de faire attention au bruit lorsqu'on circule dans un couloir. Soit parce que ce n'est pas illégal et dans ce cas, aucun intérêt à chercher à ne pas se faire attraper. Soit parce que c'est interdit et qu'il n'y a donc personne. Ayant observé depuis longtemps que le concierge, Peeves et les préfets faisaient bien plus de bruits que moi, je ne m'en souciais plus. Mes bottes faisaient donc claquer le sol dur des couloirs avec une aisance toute naturelle. Il m'était déjà arrivé que quelqu'un m'entende mais si c'était un professeur, il pensait que c'était un préfet, et vice versa. Je ne comprenais pas que si peu d'élèves s'aventure dehors après le couvre-feu. Ce n'était vraiment pas dangereux. Je ne m'en plaignais pas cependant puisqu'il 'y aurait eut aucun intérêt à croiser quelqu'un à tout les angles de couloir. Mon but était la découverte et la solitude. A force, je connaissais la moitié des passages secrets et presque tout les raccourcis du château.
Je me surpris à soupirer bêtement de ne plus croiser une certaine jolie brune puis je me secouais pour la sortir de ma tête. J'étais ridicule, elle ne se posait certainement pas autant de questions, elle. Je n'en avais pas l'air non plus. Les rares personnes à Poudlard qui ne pensait pas que j'étais une ermite ayant fait vœu de silence me prenait pour une nymphomane avérée. A croire que les gens ne savent pas juger sans extrêmes.

J'étais dans l'aile est, près de l'escalier de la tour d'astronomie... quasiment à l'opposée de ma propre tour. Je marchais sans but depuis un moment quand je m'en rendis compte. Sans grande conviction j'observais de temps en temps un tableau ou une tapisserie quand une idée me venait. Je nourrissais souvent me recherches nocturnes de documentation diurne à la bibliothèque. J'avais cependant commencé à épuiser le système et j'en étais venu à chercher au pif en fonction de ce que je savais déjà et de la probable concentration des mécanismes secrets. J'aurai pu étudier les plans de Poudlard en y ajoutant ce que je savais mais c'était certainement inutile. Ce château était magique. Il était probable qu'il y ai deux ou trois couloirs qui passaient théoriquement aux même endroits sans jamais se croiser.
Cette passion pour les passages secrets me venait du manoir. Là-bas il y en avait deux. J'avais passé mon enfance à en chercher d'autres sans le trouver. En grandissant je compris qu'il y en avait un troisième dans le bureau de mon père... mais je compris aussi qu'il valait mieux que je n'y mette pas les pieds. Penser à cela me donna une nouvelle idée. Je m'arrêtai brusquement au milieu du couloir comme si ne plus marcher allait m'aider à réfléchir. Les passages avaient une raison d'être. Le secret implique l'interdit. J'aurai certainement beaucoup plus d'informations en furetant à la réserve... ce qui n'était justement faisable que la nuit... C'était aussi dangereux et je ne m'y risquerai probablement pas ce soir. En plus il était déjà tard. C'était certainement plus d'une heure du matin. On était certes samedi soir mais j'étais déjà allé me balader deux fois dans les couloirs cette semaine et j'allais finir par manquer de sommeil. J'avais pas très envie de me faire attraper à cause de cernes. Ce serait vraiment ridicule.

Alors que j'étais plongée dans mes pensée, un courant d'air fit onduler le bas de ma courte robe noire. Je resserrai machinalement ma longue cape tout aussi sombre dessus en réfléchissant à l'origine de ce courant d'air. Il passa aussi vite qu'il était arrivé. Comme si... quelqu'un avait ouvert puis fermé une porte assez loin. Après un moment j'entendis des pas. Je fis volte face tranquillement, faisant tournoyer volontairement ma cape et me dirigeai vers la direction opposée. Les talons de mes hautes bottes claquaient sur la pierre. Si je pressais le pas, ce serait louche. J'obliquais vers le premier passage secret planqué derrière une tapisserie que je pu trouver et sortis ma baguette pour lancer un sort d'insonorisation sur mes talons. Oui bon, de temps il valait quand même mieux être prudent avec le bruit. Si c'était le concierge qui trainait par là, il ne connaitrait probablement pas le passage. C'était un incapable. Mais au cas où, j'en sortis de l'autre coté. Je traversais deux couloirs et descendit des escaliers jusqu'à un passage qui descendait directement vers les cachots. J'hésitai. Qu'est ce que j'irai faire là-bas ? Et puis je n'entendais plus les pas... Ah si... mais il ne semblaient pas venir de la bonne direction. Est-ce que tout Poudlard était soudainement de sortie ?

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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Sam 2 Avr - 18:17

    Ma journée s'achève péniblement tandis que je reviens de ma ronde de soirée en tant que préfète. Je jette nonchalamment mon sac à bandoulière couleur chocolat sur le sofa de la salle commune de Poufsouffle et file dans mon dortoir pour prendre un petit truc à manger...les rondes de nuit ça creuse. Enfin, quand je dis "truc à manger", c'est pas vraiment consistant, je ne suis pas ce qu'on pourrait appeler une grosse mangeuse. Enfin bref, oui je sais j'ai une vie passionnante. En même temps, que dire de plus sur les journées qui s'écoulent à Poudlard...en ce moment je serais plutôt du genre à compter les jours qui passent, essayant de ne pas trop penser au contexte de guerre mondiale qui hante notre pays, et à ce que devient ma famille...Après avoir engloutit quelques carrés de chocolat et un morceau de pain, je redescends à la salle commune pour me poser sur le sofa à côté de mon sac. Je m'en sépare jamais, même pour mes rondes de nuit, il y a toujours un bouquin intéressant à l'intérieur, ou encore des objets typiquement féminins, du genre qu'aucun garçon ne pourrait porter.

    Je terminai rapidement le devoir de sortilèges que je n'avais malencontreusement pas eu le temps de finir avant l'heure de ma ronde, tout simplement parce que trop fatiguée par la journée de cours, je m'étais endormie comme une souche entre le dîner et l'heure de la ronde...ce n'est pas dans mes habitudes. Habituellement je dors peu et termine toujours tous les devoirs pour l'école avant le dîner, pour approfondir et élargir ma culture personnelle jusqu'au couvre-feu...lorsque je regarde les Poufsouffles autour de moi, j'en connais très peu qui fassent ça, travailler une fois les devoirs finis...même dans le reste des élèves. C'est pas comme ça qu'ils arriveront à quelque chose dans la vie. J'achève le devoir une dizaine de minutes après être descendue, je me retourne quelques instants, observant deux cinquièmes années qui jouaient aux cartes de part et d'autre d'une petite table ronde. Agacée par leur comportement (à noter qu'ils jouent simplement aux cartes, et chuchotent), je me lève et vais me mettre face à eux, les bras croisés et les regardant de haut, comme une mère qui serait sur le point de punir son enfant.

    "Le couvre-feu est passé depuis longtemps, je n'ai rien dit jusqu'à maintenant mais vos chuchotements m'agacent au plus au point alors on range et on déguerpit, j'veux plus vous voir ici avant demain matin ! Oust !"

    J'esquisse un sourire en coin, fière de faire respecter mon autorité. Les deux cinquièmes années ne bronchent pas et rangent aussitôt leurs cartes avant de monter au dortoir. Voilà qui est bien parlé, Evelia. Ahlala si il y a bien une chose qui m'insupporte c'est le bruit intempestif. Après cette splendide démonstration d'autorité supérieure, je retourne sur le sofa, cherchant quelque chose à faire. Je ne sais pas pourquoi, ces cinquièmes années insolents m'ont coupée l'envie de m'adonner à l'enrichissement de ma culture ce soir. En fait, j'ai envie de prendre un bain. J'aime prendre des bains la nuit dans le grand espace réservé aux préfets. Au calme...sans personne pour venir troubler ma sérénité. Je fais un saut par mon dortoir pour prendre les affaires de toilettes et les enfouie dans mon sac chocolat avant de quitter la salle commune. Claquant les talons de mes bottes sur le sol humide des sous-sols, je prends la direction de la salle de bain des préfets, prenant soin évidemment d'emprunter un passage, c'est plus sûr. Car même nous les préfets, ne devons pas nous balader après l'heure de la ronde, il nous faut montrer l'exemple il paraît...Je remonte le passage quelque peu dégoûtée par l'état de celui-ci, m'enfin j'ai l'habitude à force. En sortant j'ai cru bien avoir une crise cardiaque en tombant nez à nez avec une Gryffondor de la même année que moi, aperçue lors d'un cours commun. Agacée par sa présence impromptue, je l'écarte légèrement de mon chemin à l'aide de mon bras, la regardant de haut.

    "Hum...hors de la salle de Gryffondor à cette heure-ci...sans raison particulière..."

    En fait j'avais pris goût à faire respecter mon autorité...j'avais sorti ça sans grande conviction, plus sur un ton agaçant qu'autre chose. J'hésitais, ne sachant pas si j'allais m'attarder sur le cas de cette rouge et or ou passer mon chemin pour aller prendre mon bain...
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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Sam 2 Avr - 18:52

Je décidai finalement de m'engager dans cet escalier poussiéreux et plein de toiles d'araignée pour être tranquille mais je me rendis compte au dernier moment que l'écho m'avait joué des tours. Les pas venaient précisément du passage. Je m'en écartai un poil trop tard. Si faire du bruit quand on est seul dans un couloir désert n'a pas d'importance. Écouter les autres bruits est d'une importance vitale et je venais de me faire avoir. J'attrapai ma baguette d'un geste si vif qu'il aurait été difficile à suivre. J'allais quand même pas attaquer mais on ne savait jamais. Ce chemin menait aux sous-sols donc caves et cachots. Un Serpentard belliqueux pouvait très bien en sortir.
En fait de Serpentard belliqueux, ce fut une Poufsouffle belliqueuse qui se pointa. Je ne m'étais pas assez poussée, elle m'écarte négligemment du bras comme si j'étais une tapisserie poussiéreuse. Je la reconnus aussitôt. A cause de mes activités, je connaissais par mesure se sécurité, les noms, les maisons, les années et les visages de tout les préfets. C'était d'autant plus facile avec Evelia puisque j'avais quelques cours en commun avec elle. C'était un prototype de préfet qui abusait largement de son pouvoir à mon avis. Elle passait son temps à bucher. Pas du tout le genre intéressant. J'allais encore avoir des problèmes.
J'avais quand même un avantage dans cette histoire. Je la connaissais mais elle ne me connaissais pas. Elle devait donc probablement croire comme les autres que j'étais une évaporée qui ne prononçait jamais un mot et agissait à l'écart par snobisme. J'eus presque immédiatement droit à une remarque acerbe sur ma présence dans le couloir. Ce n'était même pas une question, juste une observation pleine de condescendance irritante. Elle m'apportait quand une information importante : elle m'avait reconnue puisqu'elle savait à quelle maison j'appartenais. Après tout, elle aurait aussi bien pu ne pas le faire. J'étais toujours au fond en train de dormir en cours. Je suivais en réalité mais je trouvais généralement les profs lents. Sauf qu'étant flemmarde sur ce point, je n'exploitai pas mes capacités à comprendre le cours plus vite que les autres pour en apprendre plus. Je me contentai d'en profiter pour dormir ou dessiner la moitié du temps. Si en plus elle avait remarqué ça, il était probable qu'elle ne m'aimait juste pour ça. J'avais encore une chance, elle connaissait ma maison mais peut-être avait-elle oublier mon nom.

« Qui as dit que je n'avais pas de raison particulière ? »

J'en avais plein mais aucune n'était valable pour un représentant de l'autorité. Je commençai cependant à me demander pourquoi elle avait prit un raccourci dégoutant pour faire sa ronde. Avec un peu de chance, elle n'était pas là dans ses horaires et avait donc autant rien à y faire que moi. Elle ne pourrait donc pas m'amener voir un de ces charmants professeurs si à cheval sur chaque article du règlement. Si je me trompai, j'allais avoir des problèmes. Si j'avais raison, je pouvais la pousser à bout et en sortir gagnant, encore. Sauf bien sur qu'elle se méfierait à l'avenir de moi et risquait de me fliquer pour se venger. Allons, tant pis, il faut bien s'amuser dans la vie. Je lui décochai un sourire candide parfaitement énervant qui ne m'allait pas. J'étais inexpressive toute la journée alors il est vrai qu'une expression quelle qu'elle soit ne semblait pas m'aller quand on avait pas l'habitude mais ce sourire là, était tout simplement agaçant, irritant, innommable.
Je pris ma baguette et l'agitais devant moi apparemment juste parce que j'étais folle et que je semblais passionnée par les mouvements désordonnés puis je murmurai dans un souffle des mots sans liens entre eux. C'était presque inaudible. Je parlais de plus en plus vite, on ne comprenait rien de ce que je disais. Quelques étincelles rouges jaillirent de ma baguette. Je fis mine de ne pas avoir fait exprès, sursautait de façon naturelle qui m'obligeait à reculer un peu. J'avais glisser quelques sortilèges dans ma litanie donc un qui annulait le sort anti-bruit lancer aux talons de mes bottes. Si j'avais besoin de courir, il pourrait même utile qu'elle m'entende au début. Et puis, si elle se rendait compte que mes bottes ne faisaient pas de bruits, j'aurai plus de mal à appuyer une raison 'valable' de se trouver là. Je provoquais encore assez d'étincelles pour être à quatre mètres de la Poufsouffle puis je m'immobilisai sans raison apparente. Je fixais un point au plafond juste au dessus de Callahan avec émerveillement. Avec un peu d'entrainement je pourrai certainement faire pétiller mes yeux tellement j'étais douée pour feindre les émotions. Mais pas aujourd'hui. Ma baguette s'était figée en l'air, mon poignet était curieusement tordu et j'avais moi même une pause un peu dansante. Je laissai passer quelques secondes puis me détendit et fixait à nouveau Evelia avec mon air inexpressif habituel. Passer pour une folle. Voilà mon but. J'espérais qu'elle n'avait pas remarqué le but réel de mon manège bien qu'il était difficile de ne pas noter que j'avais reculer. Mais mon attitude était tellement improbable qu'elle se concentrerait certainement sur ça et pas sur mes mouvements stratégiques.

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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Sam 2 Avr - 21:26

    De toute façon, je ne m'attendais pas à ce que la Gryffondor se montre coopérative et se soumette à mon autorité. Bien que cela lui était fortement conseillé. Mais ce n'était pas le genre des Gryffondors, attitude basée sur un simple préjugé évidemment, mais toujours à fanfaronner et se moquer éperdumment de l'autorité supérieure. Heureusement qu'il existe encore dans cette école des élèves propres et sérieux comme moi. Mais, j'ai du mal à supporter ce genre de comportement désobéissant et insolent. Effectivement, il y a êu de comportement que je supporte à m'entendre, à part le mien, que je juge pratiquement irréprochable. Pratiquement, car il m'arrive souvent de faire entorse au règlement de l'école. Il faut bien se laisser un peu aller de temps en temps sinon la vie n'a plus de sens...En attendant, j'attendais la réponse de la rouge et or, qui m'adressa un sourire niais et suscita chez moi un haussement de sourcil. Elle se croit où elle, au pays de Candide ? Enfin, c'est pas mon problème. Il était juste un peu surprenant de voir une rouge et or à la réputation d'être généralement inexpressive et froide, de sourire de cette façon. A moins qu'elle se moque simplement de moi. Si c'est le cas je n'apprécie pas. Quel est son nom déjà ? Il me semble le connaître. Oh et puis après tout, je m'en fiche. Tout comme ses raisons particulières d'être ici d'ailleurs. Mon rôle n'est pas d'écouter les explications aux entorses faîtes au règlement, mais de constater et sévir. J'aurais pu sévir cette Gryffondor pour le simple fait de se trouver là sans autorisation, en dehors du couvre-feu. Mais ce n'était pas mon intention étant donné que j'étais également en tort et que si un professeur nous voyait, on aurait toutes deux des ennuis.

    C'est pour cette raison que j'avais décidé de laisser tomber et d'aller prendre mon bain, sans donner suite à cette entrevue inutile. Mais le petit manège de la Gryffondor qui suivit me contraint à rester encore un peu, par réflexe je glissai ma main sur ma baguette quand elle prit la sienne et commença des...trucs assez bizarres, qui n'avaient pas lieu d'être d'un coup comme ça, et donc carrément flippants. Ce qui suscita un autre haussement de sourcil, lorsque je levai les yeux au ciel, le regard pointé vers l'endroit que pointait la Gryffondor de sa baguette. Bien évidemment il n'y avait rien et j'avais l'air d'une andouille à prendre racine ici. Je regarde alors la rouge et or d'un air blasé, me demandant à quelle sorte de specimen étrange j'avais affaire. Cette fille est folle, c'est tout. C'était ma conclusion du jour. Il vaut mieux éviter les filles comme elles. Soupirant profondément, je ne prends pas la peine de sortir ma baguette, ce serait stupide d'en venir à l'usage de la magie pour des choses si futiles, surtout qu'il n'y avait aucun danger pour moi.

    "Je me fiche de savoir quel est ton problème, mais...une chose est sûre, c'est que tu es très atteinte..."

    Je passe alors mon chemin de cette fille bizarre, sans même lui accorder un regard, j'ai autre chose à faire que de perdre mon temps avec des gens de son espèce. Même si l'attitude de cette rouge et or me blase, un sourire naît quand même sur mes lèvres. Les talons de mes bottines claquent sur le sol, tandis que je murmure pour moi-même, enfin suffisamment fort pour que la Gryffondor m'entende...

    "Décidément je suis entourée d'attardés mentaux dans cette école..."
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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Dim 3 Avr - 16:04

Mon manège sembla avoir atteint son but au-delà même de mon espérance. La préfète vérifia même le point que je fixait inutilement. D'ailleurs on étaient dans le noir et on ne voyait même pas le plafond là où je regardais quelques secondes plus tôt. Le couloir étant à peine éclairé. Apparemment j'avais aussi vu juste sur la présence non réglementaire de la jeune fille dans le couloir. Ou alors elle ne tenait simplement pas à gâcher sa ronde avoir moi -oui parce que c'est connu, les rondes c'est franchement palpitant en général-. Ou alors je lui faisais peur et elle préférait s'éloigner... en m'insultant. EN M'INSULTANT ? Dire que j'étais atteinte me tira un merveilleux sourire... qu'elle était entourée de malade mentaux me tira une grimace. De quoi est-ce qu'elle parlait ? J'étais pas schizophrène dont j'étais bien seule. Enfin je crois. Moi aussi. Et puis même si j'avais été schizophrène j'aurai eut bien du mal à l'entourer n'ayant qu'un corps. Je devais donc en déduire que je n'étais pas la seule apparemment-dérangée qu'elle rencontrait... et elle n'appréciait pas les gens dérangés. Je plissai les yeux. Une nouvelle résolution naissait en moi.
Si j'allais la suivre, ce n'était pas pour me venger. Ce n'était pas non plus parce que je me demandais ce que signifiait cet 'entouré'. Mais c'était parce que si elle était vraiment là hors de ses heures de ronde... qu'est ce qu'elle faisait là ? Et puis même si c'était sa ronde, pourquoi me laissait-elle tranquille ? Elle avait de toute évidence une idée plus intéressante en tête et j'avais bien envie de savoir ce que c'était. Peut-être allait-elle retrouver quelqu'un... ou faire n'importe de quoi de plus intéressant et plus interdit.

Je tournai les talons bruyamment, parcourait un couloir adjacent puis relançait le sort silencieux sur mes talons. Puis je me lançai un sortilège de désillusion qui me fit l'effet d'une douche glacée. Par réflexe je resserrai ma cape sur moi mais c'était peu efficace. Une fois l'effet glaçant passé, je regardai mes mains pour attester de l'efficacité du sort. Avec en plus l'obscurité, il était vraiment très efficace. Je revins vers l'ouverture du passage. Bien sur, Callahan n'était plus là. Je suivis la direction qu'elle avait prise en pressant le pas. Je m'arrêtai à l'embranchement suivant et écoutait. Ses talons à elle claquaient. Elle était sure d'elle pour quelqu'un qui n'était pas sensée être là... cela me rappelait quelqu'un. Un fin sourire s'étira sur mon visage et je pris la bonne direction. Je marchais très vite et après deux couloirs je l'eus presque rattrapée. Je la voyais en tout cas. Je la suivis, une vingtaine de pas derrière elle pour qu'elle ne m'entendent pas, resserrant ma cape pour étouffer le bruit de l'étoffe. Elle était assez facile à suivre et tant qu'elle marchait, je n'avais même pas à me soucier de mon souffle.
Moi qui connaissait le château par cœur remarquait vite qu'elle n'allait vers aucun point stratégique intéressant. Elle s'arrêta soudain. Je ne m'y attendais tellement pas que je fis quelques pas avant de me stopper aussi. Quelques pas pendant lesquels elle ne faisait plus aucun bruit et moi si. Je pris un pan de ma cape et le fit glisser devant ma bouche pour éviter qu'elle ne m'entende respirer et m'immobilisait totalement. J'étais encore assez loin. Elle s'était arrêté devant une porte. Malgré ma connaissance du château, j'ignorais à ma grande honte l'existence de la salle de bain des préfets. Après tout, je ne respectais pas l'autorité donc je n'avais aucun avantage à discuter trop souvent avec des préfets. Du coup cette porte pouvait mener vers n'importe quel secret palpitant. Un nouveau passage ? N'importe quoi de vraiment intéressant quoi...

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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Dim 3 Avr - 23:48

    J'avais espéré que la Gryffondor ne me suive pas, j'avais envie de passer un bon moment de détente, et seule cette nuit. Je n'avais pas besoin de m'encombrer de parasites du genre de cette fille, complètement tarée. Non mais franchement...on a pas idée de se mettre à faire ce genre de trucs bizarres en présence de quelqu'un...ce comportement on garde ça pour soi-même, ainsi cela peut éviter d'être...tout simplement vu. Mais de toute évidence, Liadan n'avait pas intégré ce système. Plutôt étonnant de la part d'une fille à la réputation d'être plutôt silencieuse et distante. Quoiqu'en général je me fiche pas mal de ce qu'on raconte sur les gens. J'attends de me faire ma propre opinion, et visiblement je ne qualifierais pas la rouge et or de silencieuse, mais bien de folle. Enfin bref, suite à cette petite entrevue sans intérêt, j'avais préféré passer mon chemin en l'ignorant superbement, me fichant pas mal de ce qu'elle allait faire après. Pour dire, je ne m'étais même pas retournée pour voir si elle allait me suivre ou non. Arrivée au bout du couloir, suffisamment loin de l'endroit où j'avais croisé la lionne, je décide finalement de me retourner. Personne. Un sourire naît alors sur mes lèvres, j'allais être tranquille ce soir ! Faisant claquer sur le sol les talons de mes bottines, je me glisse jusqu'au couloir du cinquième étage, où je pourrais profiter pleinement de la salle de bain des préfets. Au fur et à mesure que j'avance dans le couloir, je me rends compte que le claquement de mes talons n'est pas vraiment discret. Je grimace toute seule, ce n'était pas très malin de ma part, j'aurais pu me faire prendre avec ça. Sûrement une question d'habitude de porter ces chaussures qui fait que je n'y avais pas pensé...quel manque de tact. Enfin, j'approchais de toute façon de l'entrée de la salle de bain des préfets, et il n'y avait personne à l'horizon, du moins c'est ce que je pensais, donc je n'avais aucun risque de me faire pincer. Je m'arrête ainsi net devant la tapisserie dissimulant l'entrée.

    Sauf, que je n'avais pas pu faire un mouvement devant la tapisserie, intriguée par une toute autre chose. Des bruits de pas. Je venais d'entendre des bruits de pas proches de moi, j'en étais certaine. Méfiante, je tourne la tête en direction de la provenance du bruit, puis je glisse ma main sur ma baguette histoire d'en avoir le coeur net. Je le sens d'ailleurs battre plus fort dans ma poitrine, comme si j'étais effrayée par ce qui m'attendait. Dire que je ne l'étais pas du tout serait mentir, après tout on ne sait jamais ce qui peut arriver. Je murmure un "Lumos" pour y voir clair, et discerner une éventuelle présence...

    "Y'a quelqu'un ?"

    J'agite ma baguette allumée un peu partout devant moi, rien. C'est l'obscurité complète. J'hausse un sourcil. Je ne suis pourtant pas folle, je sais bien qu'il y a quelqu'un qui se cache et qui se paye ma tête. Qui se cache...mais quelle andouille, pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt. Si ça se trouve, c'est cette Gryffondor qui me suit depuis tout à l'heure en étant restée cachée. Quelle petite peste stupide...malheureusement pour elle, son petit jeu s'arrête ici !

    "Senedra je sais que c'est toi, garce ! Montre-toi c'est pas drôle ! Hominum Revelio !"

    Si elle était cachée quelque part, j'allais le savoir très vite. Sauf que...mon sortilège venait d'échouer. Ah, ça...depuis quand est-ce que les sortilèges d'Evelia Callahan échouent ? Il ne pouvait y avoir qu'une seule explication possible, la personne en question ne se cachait pas. Rhoo mais j'y comprends rien moi !

    "Tu te crois maligne ! Ton petit jeu marchera plus ! Finite Incantatem !"
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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Ven 8 Avr - 17:22

Evidemment, je m'étais faite chopper. Je levai les yeux au ciel pour me gourmander moi même en prononçant dans ma tête tout un tas de trucs pas poli sur les gens pas discrets et leur plans débiles. La préfète alluma sa baguette... je ne risquais rien si elle me cherchait avec ça. Puis elle demanda s'il y avait quelqu'un. Vous savez cette phrase profondément débile et cliché que tout les gens disent quand ils ont entendu un bruit bizarre. Même les gens qui auraient tout intérêt à ne pas se faire chopper. D'ailleurs, il n'y avait que deux solutions pour la Poufsouffle s'il y avait quelqu'un : soit c'était un représentant de l'autorité, elle allait avoir des problèmes, et elle ferait mieux de la fermer pour pas signaler encore plus sa présence ; soit c'était quelqu'un qui lui non plus n'avait rien à faire là où qui la suivait par méchanceté donc quelqu'un qui soit se cachait et n'allait pas répondre soit était menaçant et elle ferait une fois encore mieux de la fermer. Tout ça pour dire... que parfois le silence c'est mieux.
Alors que je continuais de monologuer dans mon cerveau sur l'inutilité des efforts de Callahan et sur ma propre imprudence -vous noterez l'intransigeance de mon cerveau-, la Poufsouffle eut un éclair d'intelligence. Elle prononça mon nom ce qui me fit sursauter. Heureusement cela ne produit aucun son puisque ma cape étouffait tout. Elle se rappelait donc de mon nom. Mince. Mais c'était pas super étonnant en soi. On avait quand même des cours en commun depuis sept ans. Le vrai truc étonnant dans l'histoire, c'est qu'elle avait deviné que c'était moi. Un sourire s'étira sur mon visage tandis que je devisais sur ce que ça aurait donné si ça avait été n'importe qui d'autre. Peu probable certes mais tout de même... elle aurait eut l'air maligne...
Pour tenter de révéler ma présence, elle tenta un sort qui aurait probablement marché si je m'étais planquée dans l'obscurité. Sauf que j'étais plantée devant elle. Plus évident, tu meurs... excepté le sort de désillusion bien sur... Accessoirement je m'étais faite traitée de garce dans l'histoire ce que je trouvai peu aimable. Et puis Callahan avait vraiment l'air stressée. Pas du tout le profil de quelqu'un d'innocent. Je ne savais pas où elle allait mais ça devait vraiment être interdit et passionnant.
Elle était même suffisamment stressée pour faire une seconde tentative. Mince mais elle y croyait dur comme fer. Pourquoi ne parvenait-elle pas à imaginer que c'était un effet de son imagination ? Je savais avant qu'elle finisse de prononcer son sort que ça risquait de marcher. Avant qu'elle ait le temps de le prononcer jusqu'au bout j'attrapai ma baguette et la pointa sur elle mais d'un geste nonchalant comme si c'était un hasard. Comme si c'était elle qui se trouvait sur le chemin de ma baguette et pas l'inverse. Je me fendis aussi d'un sourire splendide destiné uniquement à la déstabilisé.

Effectivement le sort fonctionna et je réapparus en sentant une vague impression de chaleur. Malgré l'agacement profond que cela provoquait en moi, je ne me départis pas de mon sourire. Après quelques secondes je pris l'air de quelqu'un qui n'a rien fait de suspect ou répréhensible.

« Tiens t'es là ! »

Non ? Sans blague ! Elle allait probablement me tuer pour avoir oser dire ça mais ça me faisait bien trop rire. Pourtant je ne fis même pas l'effort de faire traverser l'once d'une expression étonnée sur mon visage. Mon sourire se changea instantanément en air concentré et intéressé. Puisque je m'étais faite attraper, je n'avais qu'à entrer dans le vif du sujet directement.

« Figures toi que je me demandai où tu allais à cette heure-ci... Je n'ai aucun intérêt pour ton emploi du temps, rassures toi... Par contre j'écris une thèse sur le château et je suis persuadée qu'une préfète surtout de dernière année devait savoir tout un tas de choses que j'ignorais ! »

En réalité j'étais persuadée d'en savoir bien plus qu'elle sur le château. Elle devait avoir au pire un ou deux tuyaux que je ne connaissais pas encore. Le compliment glissé dans ma phrase n'aurait trompé personne et ce n'était pas le but. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle le prenne bien. C'était plus un genre de sécurité. Si ça se passait mal, on pourra pas dire que j'aurai pas été sympas. Parce qu'il était assez évident que dans l'éventualité d'un duel, elle allait même pas tenir deux minutes. Ce n'était pas mon but d'en arriver là. J'en étais encore au stade où j'espérais qu'elle allait faire quelque chose d'illégal et que je ne risquais rien. Je doutais aussi qu'elle me dise directement ce qu'elle allait faire au juste... Mais je pouvais essayé. Dans le plus ennuyeux des cas, je n'aurai qu'à rentrer vers ma tour.

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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Lun 11 Avr - 13:55

    J'esquisse un sourire satisfait, ravie de constater que mon sortilège avait fonctionné. En même temps, comment cela aurait-il pu se dérouler autrement, je suis l'une des meilleures en sortilèges de dernière année...toujours aussi modeste, et oui on ne change pas. Bien qu'il devait certainement y avoir des élèves plus forts que moi, mais je refusais d'y croire, pour moi j'étais simplement la meilleure, j'excellais partout. Et ce n'est certainement pas cette impertinente de Gryffondor qui allait me prouver le contraire, ou avoir encore l'occasion de se payer ma tête. Je garde ma baguette pointée un peu sur elle, ainsi donc elle avait utilisé un sortilège de désillusion, d'où le fait que l'hominum revelio n'avait pas fonctionné contre elle. Heureusement que j'avais eu du nez en pensant que c'était toujours Liadan qui me suivait et non pas quelqu'un d'autre d'inconnu, sinon je dois avouer que j'aurais vraiment flippé...il faut dire que je n'étais pas vraiment réputée pour mon courage même si j'étais assez débrouillarde. Et tant que les sorties nocturnes restaient dans l'enceinte du château ça ne me faisait plus peur. Lorsque j'étais plus jeune c'était différent...enfin, je perds vite mon sourire en voyant la rouge et or faire comme si de rien n'était. Je soupire un peu, décidément elle continue à faire la maligne. Mais, vu qu'elle n'a pas l'air belliqueuse, je ne vois pas l'intérêt de la menacer de ma baguette, aussi je finis par l'abaisser, mais restant tout de même agacée. Décidément j'avais vraiment du mal à dissimuler mes expressions, contrairement à cette Gryffondor, qui depuis le début de notre rencontre, était restée neutre. Enfin, c'est vite dit, son épisode de folie du passage n'avait rien de neutre, mais n'avait surtout rien de normal. Je commençais à me demander si cette fille était vraiment humaine...

    Elle n'avait pas l'air si extra-terrestre que ça, je savais qu'elle ne m'avait pas suivie juste pour me faire perdre les pédales, mais qu'elle avait un but, et il fallait vraiment être attardée pour ne pas avoir compris que Senedra voulait simplement savoir où j'allais. La curiosité des Gryffondors...tout ça pour ça. Sortilège de désillusion, en plus cette fille avait dû emprunter je ne sais quel passage pour pouvoir me suivre. Elle n'avait rien d'autre à faire par hasard ? Pathétique...

    "Me prends pas pour une c*nne je sais très bien que tu me suivais !"

    En plus, elle s'imaginait que j'allais lui dire précisément où j'allais et pourquoi...elle se mettait le doigt dans l'oeil. Elle n'était pas préfète, je ne voyais pas pourquoi je lui révélerais l'existence de la salle de bain des préfets. Et quelle était cette histoire de thèse de Poudlard...j'en avais jamais entendu parler. Et une chose est sûre, c'est que si ça existait j'aurais été la première à l'écrire et non pas cette simple Gryffondor folle. Non mais franchement j'avais envie d'éclater de rire. C'était tellement débile ses excuses...je pouffe un peu de rire et lui réponds :

    "Nan mais t'es sérieuse...une thèse sur le château et puis quoi encore ! C'est bizarre...ça te va pas trop d'écrire une thèse. Tu m'as l'air un peu trop dérangée pour ça...et tu perds ton temps ici, tu ferais mieux de retourner te coucher, tu sauras rien. Ca te regarde pas où je vais de toute façon !"

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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Mar 12 Avr - 15:08

Callahan n'avait pas l'air de saisir le sarcasme. On aurait dit qu'elle prenait tout au premier degré. C'était assez amusant mais aussi triste pour elle. Et surtout ça la faisait descendre très loin dans le classement des gens fréquentables. Elle prétendit même qu'écrire une thèse ne m'allait pas ! D'accord je foutais pas grand chose en cours... mais c'est parce que j'en voyais pas l'utilité. Je pouvais m'impliquer avec beaucoup d'énergie dans une activité apparemment inutile si j'en voyais l'intérêt. Le ton sur lequel elle m'envoya au lit me convainquit que je n'irai pas si vite... peut-être même pas du tout de la nuit. Qu'est ce qu'elle croyait ? Ce n'était même pas une préfète en fonction, elle allait de toute évidence faire quelque chose d'illégal.

« Tu as raison, je suis parfaitement dérangée mais je sais déjà où tu va maintenant. »

Je m'approchai de la porte près de laquelle elle s'était arrêtée, ma baguette pointée l'air de rien vers elle au cas où elle aurait voulu faire quelque chose de vraiment stupide. Un simple sort informulé m'apprit que je ne parviendrai pas à l'ouvrir. J'en étais à peu près persuadée, ça aurait été trop simple. Si je n'avais pas fait de bruit, j'aurai pu avoir le mot de passe et secret du mécanisme quelconque qui m'empêchait d'entrée et confirmait que quelque chose de génial se planquait à l'intérieur. Je tournai les talons vers Evelia avec un sourire impudent.

« Je te laisse une dernière chance... »

Je ne précisai pas avant quoi mais il y avait peu de chance que ça lui plaise. Je remuai à nouveau ma baguette dans tout les sens mais à aucun moment vers Evelia. Je lançai quelques sorts informulés. L'adulte le plus proche ne mettrait pas longtemps à nous trouver et je n'avais fait aucun bruit. Les résultats des sorts ayant eut lieu bien plus loin, elle n'avait aucun moyen de savoir ce que je fichais cette fois.
On pourrait croire que je ne lui laissai pas la moindre chance... et à moi non plus par la même occasion... surtout que elle, au moins, elle était préfète... mais en réalité je connaissais un moyen de fuir vite dans la seule direction où je n'avais pas lancé de sortilèges et donc la seule non dangereuse. Elle n'avait aucun moyen de la connaître puisqu'elle ne savait même pas ce que je trafiquais... Ce n'était donc pas franchement loyal... Je lui laissai une chance sans préciser de quoi, ni ce qu'était la menace... et encore moins que je l'avais déjà appliquée...
Le problème, c'est que je vis avec un gros préjugé contre les préfets et celle là m'avait déjà insulté deux fois, connaissait un secret qui m'intéressait, m'infantilisait et se trouvait désagréablement supérieure. Elle avait beau être bien foutu, -sa réputation allant jusqu'à signifier à cet argument qu'elle s'en servait même pas de toute façon-, je ne l'aimais vraiment pas du tout pour l'instant et n'avait donc aucun remord à la faire attraper.
En me baladant l'air de rien, je m'étais retrouvée près de la porte de sortie... que je bloquai à Evelia en plus... On n'entendait rien pour le moment. On avait encore probablement quelques minutes avant d'entendre des pas de toute façon... Je balançai maintenant ma baguette entre mes doigts l'air de rien. On aurait pu croire que ce n'était pas une prise très ferme mais je connaissais mon agilité, je n'aurai besoin que de quelques fractions de seconde pour l'avoir à nouveau en main.

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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Ven 15 Avr - 1:23

    J'avoue que j'ai un peu de mal avec l'humour sarcastique…en temps normal je n'ai pas beaucoup d'humour déjà ! Bien sûr, j'avais saisi que la Gryffondor n'écrivait pas de thèse, je n'en avais jamais entendu parler donc ça pouvait pas être possible. Rhaa je déteste quand on se paye ma tête…et dire qu'elle faisait tout ça uniquement pour savoir où j'allais…les rouge et or et leur curiosité à la noix j'en ai par-dessus la tête. Pourquoi est-ce qu'il avait fallu que cette nuit je rencontre une fille, que j'aurais pu lâcher depuis un moment, si celle-ci ne s'était pas mis en tête de se mêler de mes affaires ? Mais Liadan pouvait toujours courir, elle ne saurait jamais l'existence de la salle de bain des préfets. De toute façon, si on la surprenait là-bas, ça pourrait très mal aller pour elle. Mais, je ne suis pas mauvaise au point de lui faire ça pour le moment, elle ne m'a rien fait spécialement. Je dis bien pour le moment ! Car j'étais loin de me douter que la Gryffondor préparait un truc pour me faire attraper. Elle avait beau dire, elle ne m'aurait pas sur ce coup-là, elle mentait, elle ne savait pas où j'allais. Elle ne pouvait pas le savoir, car seuls les préfets connaissaient son existence. Je lève alors les yeux au ciel, un peu blasée. Cette fille me désespère, pourquoi est-ce qu'elle traîne encore dans mes pattes…j'aimerais bien, si possible, aller vite prendre mon bain avant que l'heure ne soit trop avancée, et surtout ne pas rester plantée là à attendre qu'un membre de l'autorité supérieure vienne gentiment nous cueillir. Je soupire un peu et essaye d'en finir en lui répondant :

    "Nan tu peux pas savoir où j'vais, c'est impossible…tu perds ton temps je t'ai dit que tu saurais rien alors tu ferais mieux, pour la dernière fois, de remonter à ton dortoir et d'arrêter de te mêler de mes affaires !"

    Bon, évidemment, cause toujours tu m'intéresses…non mais elle se prenait pour qui encore ? Une dernière chance…elle croyait vraiment que j'allais vraiment prendre ses menaces débiles au sérieux ? De quelle dernière chance parlait-elle en plus…que si je lui révélais pas où j'allais, qu'est-ce qu'elle allait faire de toute façon, hein ? Oh et puis je ne vois pas pourquoi je continue à me prendre la tête avec ça, si elle ne se décidait pas à dégager en vitesse j'allais vite perdre patience…sans prendre en compte ce que je venais de lui dire, Senedra se remit alors à jouer les filles bizarres en balançant tout un tas de sortilèges un peu partout dans le couloir. J'hausse un sourcil sur le coup, j'avais du mal à comprendre le but de sa manoeuvre. Peut-être qu'il y en avait pas et qu'elle faisait ça uniquement pour passer pour une folle, une fois de plus.

    "Qu'est-ce que tu fous encore…"


    Et c'est seulement là que je venais de réfléchir, avec ces sortilèges, la Gryffondor allait finir par alerter les professeurs ou le concierge, ou n'importe qui d'autre que je n'aurais pas envie de croiser à cette heure tardive ! Sur le coup, j'attrape le bras de la Gryffondor et lui lance, agacée :

    "Héé mais arrête ! T'es folle ou quoi tu vas finir par nous faire repérer ! J'te préviens j'ai pas du tout envie d'avoir des ennuis à cause de toi alors soit t'arrêtes maintenant ou sinon je t'expédie chez Gryffondor à coup de baguette !"

    Elle avait intérêt à m'obéir cette fois cette insolente ! Non mais...

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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Lun 18 Avr - 10:36

En insistant pour que je dégage, Callahan venait de perdre sa dernière chance si tant est qu'on considère qu'elle en ait jamais eut une. J'esquissai un sourire, la laissant proférer ses affirmations qui de toute évidence servaient plus à se prouver à elle même qu'elle avait raison qu'à me faire croire quoi que ce soit. Quand elle comprit enfin, elle m'attrapa le bras pour m'arrêter. Mon sourire s'agrandit. Je fis un tour avec mon bras pour lui tordre le sien et l'obligée à me lâcher puis je reculai de quelques pas. Je n'agitai plus ma baguette.

« Comme tu voudra après tout... Je vais tout avouer... »

J'effaçai mon sourire et reprit un air parfaitement impassible. Gardant ma baguette penchée vers elle au cas où elle chercherait encore à m'attraper de la sorte. Je n'aimais pas trop qu'on me touche... en tout cas pas comme ça quoi.

« Voilà, ça fait à peu près une semaine... enfin ça fait longtemps mais je crois que je ne m'en suis rendu compte qu'il y a une semaine... Parce que si tu veux avant, c'était moins prononcé... et puis comme je me couchais toujours assez tard, j'ai pas vraiment vu la différence immédiatement... enfin donc, ça fait une semaine que j'ai réaliser que je dors de moins en moins... j'y arrive pas tu vois. Je sais pas si tu connais, c'est un truc horrible quand t'es couchée, t'es fatiguée mais si tu ferme les yeux, t'as l'impression que tes muscles te disent de les rouvrir quand même... et quand tu les ré-ouvres... ils veulent se fermer... alors comme tu peux pas dormir, tu pense à un truc... t'as l'impression que tu va finir par t'endormir mais comme ça traîne en longueur, tu finis par te rendre compte que tu ne dors toujours pas... et plus tu penses à dormir, moins tu dors. C'est marrant ça, que pour s'endormir, il ne faut pas y penser... Enfin je suppose parce que je ne me souviens jamais le matin du moment où j'ai finit par m'endormir, du coup, je ne sais pas à quoi je pensais.... Donc pour en revenir à mon problème, je n'arrivais plus à dormir, alors j'ai commencé à me chercher des occupations épuisantes... il s'est avéré que la plus efficace était l'exercice physique...la marche par exemple. La course c'est mieux mais ça réveille les gens du coup j'suis obligée de sortir de la salle commune en plus c'est pas pratique pour courir... »

Et tandis que j'inventais une histoire abracadabrantesque sur mes prétendus insomnies soi-disant récente, j'attendais. Je ne parlais pas très fort, assez vite, en ajoutant des commentaires, perdant volontairement le fil de mes idées, le reprenant quand j'étais au bout, sur un ton hypotonique. Je débitais ma litanie avec rythme, sans laisser une seconde à Evelia pour en placer une. Je l'occupais. Finalement ce que j'attendais arriva... et j'espérais en même temps qu'Evelia était trop absorbée par le tissu d'âneries que je racontais pour y faire attention. En parlant, j'agitai mes mains comme le font tout les gens qui parlent avec passion. Les gens qui me connaissaient bien auraient immédiatement compris. J'étais très calme, je ne disais jamais rien. Certes je parlais plus quand on était en comité très restreint... mais définitivement pas à ce point là.

« Finalement j'ai réussi à trouver plus efficace. Casser les pieds à des gens prétentieux comme toi. »

Je pointai ma baguette vers moi à la vitesse de l'éclair et lançai à nouveau le sortilège de désillusion. Sans attendre que l'impression de seau d'eau glacé finisse son travail, je tournai les talons et parti en courant dans la seule direction où je n'avais lancé aucun sortilège pour alerter un professeur. Les pas de celui qui avait été alerté était maintenant parfaitement audibles. Quand je fut parfaitement invisible, je me mit à marcher tranquillement. Le sort de silence fonctionnait toujours sur mes chaussures. J'allais devoir accéder à ce passage qu'Evelia ma cachait par un autre moyen. Aucun problème, en attendant je m'étais venger de ses airs agaçants... un peu méchamment certes.
Il fallait tout de même maintenant que je regagne mon lit avant qu'Evelia ne trouve rien de mieux à faire que d'alerter la personne qui allait la cueillir de ma présence. Nul doute que l'adulte ne la croirait pas si on me trouvait dans mon lit. Je pris donc quelques raccourci pour rejoindre ma salle commune.

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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Lun 18 Avr - 10:38

A l'âge de Galatea et si proche de la retraire, on n'aimait pas des masses être réveillé en pleine nuit par un fracas non identifié qui avait une source facilement localisable. Le professeur de Défense Contre les Forces du Mal enfila donc une robe de chambre bordeaux sur sa chemise de nuit et des chaussons et sortit avec sa baguette, à la recherche de l'imbécile qui avait fait ça et allait probablement le payer de sa vie.
Elle sortit de ses appartements et lança un sortilège traceur. Elle remarqua rapidement que cela la menait plus ou moins vers la salle de bain des préfets. Encore des élèves plus malins que les autres qui avaient essayer de forcer la porte sans le mot de passe de toute évidence. Elle était bien sure de sa théorie aussi fut elle surprise quand arrivant dans le couloir, elle ne vit qu'Evelia Callahan... préfète de Poufsouffle qui possédait donc le mot de passe... mais n'avait pourtant pas grand chose à faire là.

Mademoiselle, vous avez intérêt à avoir une explication vraiment très sérieuse parce que je ne suis pas du tout mais alors vraiment pas du tout de bonne humeur dans l'immédiat.

Galatea Tetenjoy s'exprimait de cette voix rêche et sèche qu'elle avait toujours avec les élèves... en fait elle l'utilisait toujours avec tout les jeunes... par jeunes, elle entendait moins de 50 ans environ. Pour elle, les jeunes ne méritaient pas son attention. Elle avait oublié qu'elle avait été jeune un jour.

Elle aurait pu décider d'être clémente avec la préfète en présence mais quelqu'un l'avait réveillée et même si ce n'était pas elle, il fallait que quelqu'un prenne pour qu'elle puisse se rendormir avec un sentiment de satisfaction. Ainsi, avant même d'entendre la moindre syllabe d'excuse, elle savait déjà qu'elle allait coller Callahan, coupable ou pas.
C'était parfaitement injuste mais c'était comme ça.

(Soit tu finis en jouant Galatea soit j'te répondrai après ^^)

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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Mer 20 Avr - 2:26

    Je gémis légèrement quand l'autre garce me tord le bras >.< alors que j'ai juste voulu lui dire d'arrêter de faire ce boucan avant qu'on se fasse attraper ! Enfin, de toute façon elle se fera attraper toute seule car j'aurais juste à disparaître dans la salle de bains des préfets et personne ne me verra. En attendant, Senedra ne m'avait toujours pas obéi car elle restait encore plantée là, ceci dit j'étais un peu curieuse de savoir ce qu'elle allait m'avouer. Je me demandais bien pourquoi d'ailleurs, je savais que j'allais regretter de rester là pour l'écouter étant donné que j'en avais strictement rien à faire de sa vie. Lorsqu'elle ouvrit de nouveau la bouche, je fus surprise de l'entendre déballer tout ce ramassis de futilités. Au point que tout ceci me décrocha un sourire moqueur. J'avais déjà décroché au bout de quelques-unes de ses phrases, mais comme je n'osais pas la couper en plein racontage de lie inutile, je la laissai continuer. Très étonnant de ma part d'ailleurs, en temps normal je l'aurais coupée avant même qu'elle ait commencé ! Mais bon, ça m'amusait d'écouter ce qu'elle me disait, entrer par une oreille et sortir par l'autre, la regardant avec un sourire moqueur. Lorsqu'elle sembla terminer enfin, je m'empresse de lui lancer :

    "Au fait j'ai quasiment rien écouté ça m'intéressait pas, j'en ai rien à faire de ta vie ! Bon, tu me laisses tranquille maintenant, ou ? …"

    Non pas que j'étais moins agacée, mais j'avais pensé que si je me montrais plus "douce", Senedra partirait plus tôt. Mon sourire s'effaça en revanche lorsqu'elle me traita de prétentieuse, j'haussai un sourcil peu commode. Non mais elle se prenait pour qui encore pour me juger ! Prétentieuse, moi ? Jamais pour un sou, je disais simplement la vérité sur moi et sur les autres tels que je les voyais. Mais bon, je n'avais rien dit sur le coup, je m'étais contentée de la regarder d'un air plus énervé que d'ordinaire, attendant qu'une seule chose, qu'elle parte. Mes prières venaient d'être visiblement d'être exaucées, étant donné que la Gryffondor disparut d'un seul coup, aussi vite qu'elle était apparue. Je soupire alors, soulagée et me murmure pour moi-même :

    "Pfff enfin débarrassée de cette garce…y'a vraiment des gens sans gêne avec un sérieux problème dans cette école…"

    Blasée, je me retourne contre le mur pour accéder à la salle de bains des préfets. Mais c'est seulement là que j'entends de nouveau des traces de pas dans le couloir, sans vraiment réfléchir je pense directement à la Gryffondor. Agacée, je prends ma baguette et la pointe en direction du bruit.

    "Senedra si c'est encore toi je peux t'assurer que…oh !"

    Je range immédiatement ma baguette à la vue du professeur Têtenjoy, avec qui je me retrouve nez-à-nez. Sur le coup j'étais trop choquée pour faire quoique ce soit, mais je venais de comprendre…quelle sale garce cette rouge et or ! Elle a fait tout ça pour alerter un enseignant et nous faire prendre ! Rhaa je la déteste ! A tous les coups, vu comme Têtenjoy est aimable, elle va pas me rater ! Surtout qu'elle a pas l'air de bonne humeur...Je serre un peu les dents, tentant de calmer la haine sur le coup que j'ai pour Senedra, pour rester un minimum correcte devant mon professeur. Mais, je n'arrive pas vraiment à garder mon calme, et commence à m'agiter, m'expliquant :

    "C'est pas ma faute professeur ! C'est Senedra ! C'est elle qui a fait tout de bruit ! …euh ça m'a alertée aussi, 'pour ça que je suis venue ! Mais j'y suis pour rien ! Quand j'suis arrivée elle a disparu, elle a tout manigancé !"

    En fait je ne savais pas vraiment quoi dire, je savais que j'étais en tort de me trouver là à cette heure de la nuit, mais j'étais tellement énervée à l'idée que j'aurais largement pu éviter ça si je n'avais pas rencontré cette maudite Gryffondor…
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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Jeu 28 Avr - 18:28

Galatea haussa un sourcil parfaitement réprobateur. L'excuse de Callahan recelait juste assez d'incohérences pour qu'elle puisse la coller sans trop de remords. Parfait.

La chère, Senedra n'est pas là. Si vous êtes vous même arrivée après qu'elle ait disparu alors comment savez-vous que c'était elle ? Et la salle commune des Poufsouffles est plus loin que mon bureau que je sache.

La professeur n'attendait absolument pas de réponses. Elle ne laissait d'ailleurs pas la jeune fille en placer une.

Maintenant taisez-vous. Vous serez collée deux heures. Je vous ramener dans votre salle commune.

Ce qu'elle fit sans la laisser en placer une. Elle ne l'avait pas collée pour longtemps, elle avait même passé sur le sermon. Elle aurait volontiers passer sur le chaperonnage pour pouvoir aller se recoucher mais il était de son devoir de ramener l'élève. Ne connaissant pas l'existence du passage, cela prit bien plus de temps à Galatea de descendre dans les caves que ça n'en avait prit à Evelia pour monter.

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Suis mes traces jeune sorcier car je suis votre maître à tous, celui qui dicte et édite, qui décide et sacrifie.
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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Mer 4 Mai - 12:18

    Evidemment, j'avais beau expliquer ce qui s'était réellement passé, la vieille chouette de Têtenjoy n'en fit qu'à sa tête. Et même si Senedra avait été toujours là, ma professeur avait l'air si énervée d'avoir été réveillée que ça n'aurait sûrement rien changé. Sans me laisser le temps de répondre quoique ce soit, ou de me défendre, la sentence tomba et Galeata me donna une retenue de deux heures, sans doute pour simplement m'être trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Mes yeux s'écarquillèrent, l'air choqué. Comment osait-elle me coller…ça ne m'était presque jamais arrivée de toute ma scolarité. Avec tout ça ne n'avais même pas pu prendre mon bain et j'étais obligée de suivre ma professeur jusqu'au dortoir des Poufsouffles…une préfète de dernière année raccompagnée par une professeur juste après avoir été collée, quelle humiliation ! Tout ça à cause de cette saleté de Gryffondor...

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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   Mer 4 Mai - 12:19

FIN
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MessageSujet: Re: De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}   

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De l'inutilité du Bruit. {Pv Evelia}

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