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 La Paix n'est qu'un Rêve.

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MessageSujet: La Paix n'est qu'un Rêve.   Mar 5 Avr - 17:25

Je me levai bien tôt ce matin là. Tout le monde roupillait encore. On était dimanche, c'était normal. Mais j'avais bien l'intention d'aller faire un tour dehors. J'enfilais rapidement un jean noir, un T-shirt blanc, une veste noire aussi, des ballerines noires encore, ma cape noire toujours et l'écharpe aux couleurs de ma maison avant de filer sans faire de bruit. Une fois hors de ma salle commune, l'air froid me rattrapa. Je lançai un sort pour réchauffer l'air autour de moi et me dirigeait vers la grande salle. Il était largement assez tôt pour pouvoir prendre un long petit déjeuné serein.
Arrivée en bas, je constatais avec plaisir qu'il n'y avait que trois profs et une vingtaine d'élèves debout dont trois de ma maison : des insomniaques connus. Les autres lève-tôt était un petit groupe de Serpentard qui avaient certainement des idées dans la tête... comme tout les Serpentards -ne voyez là aucun préjugé- et des Serdaigles surtout qui allait certainement profiter de leur dimanche pour étudier et ce avec joie encore comme tout les Serdaigles -encore une fois je n'aie aucun préjugé sur les maisons tel que les Gryffondors en ont d'habitude-.

Je m'assis en bout de table mais pas trop, pour ne pas être trop près des gens qui allaient immanquablement arrivé mais suffisamment près de la porte pour fuir l'air de rien si nécessaire. Délaissant immédiatement le lait et le thé, je dénichai du café chaud dans un récipient peu adéquat. Récipient qui cependant gardait les liquides chaud pendant des heures. Je pris un bol et me versait du liquide noir dont la bonne odeur me mit de bonne humeur. Avec un petit sourire qui eut tôt fait de disparaître au profit de mon expressivité habituelle, je trouvais quelques toast, du beurre et de la confiture potable. Je revins m'assoir dans mon coin avec mon butin puis sortit ma baguette pour appeler du sucre ayant la flemme de me relever. J'entrepris ensuite de faire des tartines convenables en attendant que mon café refroidisse. Mon hiboux parfaitement dressé eut même le bon goût de me porter la gazette. La pauvre créature ne servait quasiment qu'à ça car je lui avais appris à le faire assez tôt, détestant avoir les nouvelles tard. Je devais m'en contenter quand un hiboux de la gazette me la portait puisque j'avais du envoyer mon hiboux porter une lettre mièvre rassurante à mes parents... ce qui arrivait peu souvent et pas juste parce que j'aimais avoir mon journal à l'heure.
Le volatile était déjà repartit que j'entrepris de lire consciencieusement le journal au-dessus de mon café, un toast à la main, ignorant royalement les future arrivée et priant intérieurement pour que personne n'arrive avant que j'ai finit. La Gazette était même intéressante pour une fois. Ils avaient depuis peu créé une nouvelle rubrique pour rendre compte du monde moldu jugeant que ça pouvait être intéressant. La rubrique était petite et très peu détaillée mais on faisait avec ce qu'on avait. Dans le courrier des lecteurs, je constatai la présence de pas mal de théorie farfelue liant la guerre à Grindelwald entre autre... J'allais me pencher sur le compte rendu des activités de Grindelwald du mois justement quand j'entendis des pas qui se rapprochaient dangereusement de mon petit déjeuner. Je mordis dans mon toast et fixait résolument mon journal levé devant moi, espérant que les pas n'auraient pas de langue et surtout que la langue ne comptait pas me parler à moi. Que de vains espoirs !

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MessageSujet: Re: La Paix n'est qu'un Rêve.   Mar 12 Avr - 15:18

Track One :
Who talked about peace ?



Liadan Senedra & Tara K. O'Dwyer


    Il était encore très tôt lorsqu’une envie de faire pipi me réveilla [oui oui, on commence fort xD]. Evidemment. Dimanche matin, lendemain de soirée bien arrosée… J’avais trop bu, et ma vessie n’avait pas tenu le choc toute la nuit. Comme d’habitude. Ce genre de réveil désagréable avait beau être récurrent, je ne m’y habituerais décidément jamais. Et même si je l’avais bien cherché, me tirer des bras de Morphée de cette façon avait toujours le don de me mettre de très mauvaise humeur, dès le matin. Bah oui parce que, forcément, une fois que j’ouvre les yeux, pas moyen de me rendormir avant plusieurs heures. Au moins, je ne risquais pas de perdre mon temps à dormir, même un jour supposé être réservé à la détente et au repos.
    Avant de descendre, j’observai deux secondes les alentours. Le dortoir était plein, mais semblait, paradoxalement, complètement désert. Tout le monde dormait, et hormis quelques ronflements par-ci par-là, il n’y avait absolument aucun bruit dans la pièce. Et pour cause, c’est inhumain de se lever à cette heure-ci une journée complètement libre, sans cours. Une sorte de gémissement me fit tout de même sursauter, puis sourire. Visiblement, une jeune fille à qui je n’avais jamais parlé, et qui devait avoir trois ou quatre ans de moins que moi était en train de faire un cauchemar. Elle n’était qu’à quelques mètres de moi, et à force de gesticuler, sa couette finit par tomber juste devant mes pieds. Je me baissai donc pour la ramasser, et recouvris la fillette, qui sembla tout de suite un peu plus apaisée. Bizarre, je me demandais bien à quoi elle pouvait bien être en train de rêver.

    Enfin, mon ventre ne tarda pas à me sortir cette petite curiosité de l’esprit. Je n’avais pas vraiment l’intention de faire le tour de Poudlard en pyjama, c’est pourquoi je ne tardai pas à m’habiller un peu plus convenablement. Enfin… Ou pas. Prise par le temps, qui commençait à urger, je me contentai d’enfiler mon uniforme par dessus ma chemise de nuit, chaussai des ballerines, et descendis. Fatalement, les escaliers choisirent le moment propice pour n’en faire qu’à leur tête, à savoir celui où j’étais dessus. Et hop, je me retrouvais à l’opposé des toilettes. Après un sacré détour provoqué par ce petit contretemps, je finis par arriver à destination, priant pour ne pas y croiser Mimi Geignarde. Par chance, je l’y aperçus, mais elle ne sembla pas faire attention à moi, et je pus donc repartir sans problème.

    C’est en passant devant la salle où j’avais passé la soirée hier que je me remémorai doucement ce qui s’y était passé. Ce qui se passe en soirée reste en soirée, hein ? Moi je veux bien, mais l’espèce de goujat qui m’avait harcelée la veille n’avait pas intérêt à revenir me parler, quoi qu’il veuille. Wow. Plus j’y repensais, et plus je me demandais comment j’avais été capable de les supporter, lui et ses techniques de drague un peu barbares. Je pense que tout le monde sera d’accord avec moi pour dire que le mec complètement pété qui vient se coller à toi toutes les dix secondes et qui commence à te tripoter en te faisant des propositions bizarres, ce n’est pas tout à fait celui que tu espères revoir par la suite. Le pire, c’est que, non seulement il avait un caractère pourri -probablement bien amplifié par l’alcool-, mais qu’en plus, son physique était loin d’arranger les choses. Il ressemblait un peu à un orang-outang, en fait. Enfin bref, peu importe. J’avais fini par me débarrasser de lui, et aujourd’hui était un nouveau jour.

    Je remontai rapidement aux dortoirs. En passant par la salle commune des Gryffondors, je remarquai que quelques élèves s’étaient réveillés entre temps, et discutaient paisiblement de sujets divers et variés sans grand intérêt. Sans m’en préoccuper outre-mesure, je continuai mon chemin, et m’habillai, un peu mieux cette fois-ci. Pas besoin de porter son uniforme le dimanche. Je le retirai donc et le déposai au pied de mon lit, puis enfilai un jean et un chemisier. Je ne comptais pas sortir tout de suite, et ne jugeais donc pas très utile d’emporter une veste.
    Arrivée dans la Grande Salle, je pus constater qu’il n’y avait pas encore grand monde ici non plus. Peut-être une vingtaine d’élèves tout au plus, et trois professeurs. Assise à la table des rouges et ors, je ne tardai pas à reconnaître une jeune femme que j’avais aussi croisée lors d’une soirée un peu trop alcoolisée. En m’entendant approcher, celle-ci mordit énergiquement dans son toast, et se cacha derrière son journal. Ouais, enfin ce n’était pas ça qui allait m’arrêter… Mais peut-être plus la peau de banane sur laquelle je ne manquai bien entendu pas de glisser. J’étais trop occupée à regarder la dénommée Liadan se dissimuler derrière La Gazette pour remarquer cette saleté. Un millième de seconde plus tard, j’étais donc par terre. Par chance, j’étais tombée en arrière, et ne m’étais donc pas fait mal. Après m’être relevée tant bien que mal, je retins un éclat de rire, et lançai à la brune :

    « Dis, c’est toi qui a laissé ça là ? »
    A vrai dire, j’en doutais fort. Ce n’était pas son genre. Du moins, pas d’après ce que je m’imaginais d’elle. Et puis, elle avait déjà une tartine à la main, et les bananes, c’est assez bourratif. Pas besoin de ça en plus, surtout pour un petit-déjeuner aussi matinal. Je m’approchai encore un peu plus de la jeune femme, et passai ma tête par dessus son épaule, histoire de voir ce qu’elle lisait. Un article concernant les moldus ? Intéressant. Je n’attendis même pas sa réponse, et pris place à côté d’elle, sans me préoccuper de savoir si elle avait envie d’être seule ou non.
    « Tu n’es pas une sang-pur ? »
    Et oui, je ne savais pas trop pourquoi, mais j’avais toujours eu l’impression que Liadan ne pouvait être qu’une sang-pur. Enfin, peut-être qu’elle l’était, et que l’article l’intéressait pour une toute autre raison. Peut-être qu’elle s’intéressait aux moldus sans pour autant en avoir été une. J’allais bientôt en avoir le cœur net.


Dernière édition par Tara K. O'Dwyer le Jeu 14 Avr - 9:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La Paix n'est qu'un Rêve.   Mar 12 Avr - 16:01

L'inconnue qui s'approchait prit soin de se viander les dalles avant de me demander si j'étais responsable. Sans baisser mon journal je jetai un coup d'œil autour de moi. J'étais toujours seule, aucune chance que ça en me parle pas à moi. Avec mon air le plus impénétrable, à peine un sourcil levé, je pliai pour journal d'un doigt pour voir ce qui se passait. Elle avait glissé sur quelque chose à laquelle je n'accordais pas le moindre intérêt. Je ne répondis même pas à sa question. J'étais bien trop agacée par le fait que ce soit Tara qui me parlait. Elle allait encore essayer de me raconter n'importe quoi. Dire que je faisais des efforts particuliers pour l'éviter à elle... Je devais être maudite ou quelque chose comme ça ce matin là. Je la vis lire le titre de l'article par dessus mon épaule puis s'asseoir à coté de moi. Alors que mon visage demeurait impassible -légèrement froid et antipathique peut-être-, mon esprit hurlait des choses peu sympathiques qui tournaient un peu atour du thème général de « dégage pouffiasse je veux savourer mon café tranquille ». Mon esprit pouvait être peu subtil parfois. Quoi qu'il e soit je décidai de l'ignorer quand elle me demanda si je n'étais pas de sang-pur.
Quel rapport ? De quoi je me mêle ? BORDEL mais pourquoi TU ME PARLES ? Tout un tas de truc de ce genre m'emplissait la tête. Je me contentai pourtant de répondre d'une voix atone.

« Les sorciers n'ont pas droit au café ? »

Oui parce que figurez-vous que je me demandai quand même vraiment pourquoi elle demandait ça. C'était tellement bizarre. Je l'évitai et tout d'un coup elle posait des questions personnelles de bon matin sans raison aucune. Puisque j'étais en train de lire ce que trafiquait Grindelwald juste avant qu'elle s'incruste, je ne songeai déjà plus à l'article sur le monde moldu.
J'avais bien lu cet article. J'étais intéressée par le monde moldu puisque très impliquée dans tout ce qui le concernait mais ça n'avait pas de rapport avec mon sang. Et il me semblait depuis longtemps qu'une guerre mondiale ne pouvait pas passer à trois kilomètres de la tête de toute la communauté sorcière. Je ne fis donc pas le lien.
Je ne connaissais pas les origines de Tara et j'en avais franchement pas grand chose à cirer mais sa question me fit supposer qu'elle en était une elle même, de sang-pur prétentieuse. Je me retenais de lui dire que j'étais liée à une des grandes familles nobles de ce siècle avec énormément d'influence qui pourrait la réduire en miette, elle et sa famille en moins de deux... Surtout parce qu'on ne parlait plus à ce coté là de la famille depuis longtemps... en fait je ne les avais jamais connu mais peu importe.
En réalité, la seule chose que je savais sur cette fille hormis ce que sa réputation clamait haut et fort, c'était qu'elle était probablement irlandaise vu son nom -et je priai pour qu'elle n'apprenne jamais que je l'étais aussi- et toutes ces idioties qu'elle racontait sur une prétendue soirée alcoolisée.

Je gardai les yeux rivés sur mon journal sans le lire continuant à manger mon toast et boire mon café espérant les finir assez vite pour ne pas avoir à fuir de manière trop ostensible. Tant pis pour le petit déjeuner tranquille mais je n'avais pas envie qu'elle aille s'imaginer qu'elle avait un quelconque pouvoir sur moi pas même celui de me faire fuir.

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MessageSujet: Re: La Paix n'est qu'un Rêve.   Mar 12 Avr - 18:05

    Comme si rien ne s’était passé, la Gryffondor ignora royalement ma question, et même ma gamelle, assez magistrale pourtant. Tant mieux, d’un côté. Au moins, elle n’avait pas l’air décidée à s’en formaliser, et à me faire payer ma maladresse pendant des siècles. C’était plutôt un bon point pour elle, déjà. Elle avait quand même l’air assez peu ravie de me trouver là. Faut dire qu’elle se donnait un mal de chien à m’esquiver depuis cette fameuse soirée dont elle prétend ne rien se souvenir, et que le hasard n’avait pas jouer en sa faveur, ce matin. Dommage pour elle, mais ce n’étaient certainement pas ses expressions impassibles et ses airs blasés qui allaient me faire faire demi-tour.
    A priori, je n’étais pas prête d’avoir une réponse claire et précise à mes questions non plus, quelles qu’elles soient. Liadan se contenta d’éluder, et de me répondre par une autre interrogation. A mon avis, elle s’imaginait déjà que j’étais une sang-pur bourrée de préjugés, qui la considèrerait comme une moins que rien si elle avait le malheur d’avouer qu’elle n’était pas tout à fait sorcière. Bon, de toute façon, ce n’est pas comme si son origine sanguine m’intéressait vraiment. Peu importe, ce n’était pas ce qui allait me permettre de me forger une opinion de sa personne. Opinion qui était de plus en plus mauvaise au fil du temps, étant donné ses réactions presque puériles.


    « Ne m’fais pas dire c’que je n’ai pas dit. »
    Elle n’avait pas du faire le lien avec l’article du journal. Peut-être n’était-ce même pas celui-là qu’elle lisait. En même temps, il était bien insignifiant, comparé aux autres gros titres.
    La rouge et or semblait vraiment me mépriser. Pourtant, si elle n’avait aucun souvenir de la soirée, il n’y avait aucune raison pour qu’elle se soit forgé un avis aussi négatif de moi. C’était plutôt étrange comme situation, et ses réactions probablement censées me rendre mal à l’aise et me faire fuir me donnaient, au contraire, encore plus envie d’insister. Inconsciemment, je voulais comprendre, et ne lâcherais l’affaire qu’après avoir éclairci les choses.


    « Dis, si t’es tellement persuadée qu’il s’est jamais rien passé entre nous, pourquoi tu t’donnes tant d’mal pour ne pas me croiser ? »

    [Bon désolée, c’est très très court, mais bon, j’ferais mieux la prochaine fois. ><]


Dernière édition par Tara K. O'Dwyer le Mar 12 Avr - 23:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Paix n'est qu'un Rêve.   Mar 12 Avr - 21:11

La réponse de Tara me fit vaguement sortir de mon impassibilité au profil d'un léger haussement de sourcil. Pas dire ce qu'elle n'avait pas dit ? Elle n'avait pas du noter que ma remarque sous-entendait que les sorciers ne valaient pas les moldus. Si seul les moldus avaient droit au café alors les sorciers étaient des sous-merdes... Mais elle ne le prit pas de cette façon. J'étais persuadée qu'elle ne disait pas ça parce qu'elle n'aimait pas les moldus. Elle n'avait pas l'attitude sang-pur moyenne... Peu importe. Ce n'était de toute évidence pas mon sang qui lui importait. Elle le fit savoir en revenant à la charge avec cette vieille histoire de soirée où j'avais trop bu. Il était tout à fait possible que ce qu'elle me racontait soit réellement arrivé, c'était bien ce qui m'inquiétait. Personne ne s'en était formaliser. C'était de toute évidence le genre de délire qui ne sort pas d'une soirée alcoolisée. Mais je me souvenais parfaitement de la présence de Sciara et rien que d'y penser, ça me faisait mal. J'évitais le sujet, c'est tout. J'allais devenir folle avec ma connerie. Je me méprisais autant que je méprisais les autres parfois.
Dans l'immédiat cependant, mon problème était réel, identifié et facile à faire déguerpir. Il s'agissait de Tara. Aucun problème, trop facile.

« Parce que je suis trop à fond sur toi, et je crève de trouille que tu ne m'aime pas. »

J'avais dit ça d'un ton où je ne cachais pas du tout l'ironie. J'aurai pu. D'habitude, je ne m'en privais pas. Tant pis si on me croyait quand je racontais des conneries. Mais je n'avais pas la moindre envie qu'elle me croit de près ou de loin. Ce genre de truc devait rester bien planquer de nos jours. Je savais même que c'était illégal chez les moldus.
Je n'avais même pas jeté un coup d'oeil à Tara en parlant. Mes yeux étaient rivés sur mon journal que je ne lisais pas. J'observais les images quand même parce que je me passionnais pas pour notre conversation à ce point. Je bus une nouvelle gorgée de café sans quitter mon journal des yeux. Et c'est toujours en fixant ma gazette que je repris la parole.

« Tu veux bien me laisser, maintenant ? Ta proximité me gène beaucoup. Je suis toute chamboulée. »

Je n'avais pas mit une once d'émotion dans ma remarque. On aurait dit que je parlais de la météo. Mon visage n'exprimait rien non plus. Je tournai la page de la gazette pour me mettre à vraiment lire un article sur les sondages d'opinion au ministère concernant la guerre. Ces trucs de girouette étaient lassants. Ça ne m'intéressait pas vraiment de savoir vers quel camp on jugeait que le ministère penchait aujourd'hui. Il était évident qu'ils penchaient vers la non-implication et qu'ils attendaient la fin de la guerre et faisant semblant de recevoir les deux camps à tour de rôle toutes les deux semaines à peu près. Jamais les deux en même temps. Leur but n'était pas d'arrivé à un accord ou d'avoir une véritable conversation. Ils écoutaient, disaient oui-oui et allaient jouer aux échecs version sorcier jusqu'à la prochaine affaire. Cet article avait cependant l'avantage de m'éloigner mentalement de Tara. Mon insistance sur sa proximité ne servait pas seulement à la faire cesser de poser des questions sur la soirée. J'espérais m'en débarrasser en même temps. Tout espoir de petit déjeuner tranquille n'était pas encore perdu.

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MessageSujet: Re: La Paix n'est qu'un Rêve.   Mar 12 Avr - 23:26

    Je regardai la jeune fille encore assise à côté de moi contre son gré, bloquée entre ces quatre murs perpendiculaires au plafond magnifiquement décoré de bougies, comme lors de notre arrivée à l'école [bon, j'avais pas d'idée, ça va hein xD]. Elle fixait toujours inlassablement son journal, comme si l’idée de croiser mon regard l’apeurait, ou ne lui effleurait même pas l’esprit. Dans les deux cas, elle allait bien finir par devoir s’y confronter, parce que je n’étais pas prête de la laisser tranquille. Pas avant d’en avoir obtenu ce que je voulais, en tout cas. L’impassibilité de la jeune femme disparut le temps d’un haussement de sourcils, mais elle ne tarda pas à retrouver son air glacial.

    Je n’eus aucun mal à déceler l’ironie dans ses propos. Ironie qu’elle n’avait même pas pris la peine de camoufler. Et pour cause, même si elle avait tout fait pour la rendre crédible, ça n’en serait pas moins resté totalement improbable. Un léger sourire effleura mes lèvres. Même si ce n’était pas son cas, les souvenirs de la soirée que l’on avait passée ensemble étaient encore bien encrés dans mon esprit.


    « Trouillarde.. Qui ne tente rien n'a rien. »

    Je fouillai alors dans ma poche, et en sortis une chocogrenouille qui devait trainer là depuis la veille. Et oui, j’aime beaucoup ces petites friandises, même si je ne collectionne pas les cartes de sorciers célèbres qu’on y trouve. La grenouille chocolatée fit son bond habituel, suite à quoi je l’attrapai avant qu’elle ne retombe, et la mangeai. Je regardai alors la carte qui était restée dans ma main : Alberic Grunnion. Bon, super…

    « Hum… Je n’en veux pas, ça t’intéresse ? » demandai-je à mon interlocutrice en lui tendant la carte.
    Un jeune homme, qui venait de prendre place en face de nous (du moins je suppose, puisque je ne l’avais pas remarqué tout à l’heure) ne laissa même pas le temps à Liadan de réagir. Il s’empara de la carte, et me remercia, avant de repartir aussi rapidement qu’il avait fait irruption entre nous deux. Bon bah… Voilà qui réglait le problème, au moins. Je n’avais jamais croisé ce jeune homme auparavant. Pourtant, il était repérable, avec ses rastas qui ne lui allaient pas vraiment au vu du teint de sa peau… Enfin, là n’était pas la question. Je me concentrai donc de nouveau sur la brune qui, elle, s’était replongée dans la lecture de La Gazette. Ou du moins, dans sa contemplation, parce que je doutais fort qu’elle ait réellement la tête à ça pour le moment. Après avoir repris une gorgée de son café, Liadan reprit la parole, pour me demander de partir. Certainement pas. Histoire de me prouver qu’elle n’avait absolument pas envie que je reste près d’elle, elle se remit à lire un article de la Gazette, pour de bon cette fois. L’espoir fait vivre, comme on dit.

    « Ah oui ? Garde un peu tes sarcasmes, peut-être que ceci ravivera tes souvenirs… »
    Je m’attendais à ce qu’elle m’arrête avant même que je ne tente quoi que ce soit, mais elle ne semblait pas se douter de ce que j’avais derrière la tête. Ou alors, elle voulait simplement s’assurer que j’en étais réellement capable, et voir ce que j’allais faire. Et bien, elle allait être servie.
    J’attrapai délicatement le menton de ma vis-à-vis, et la forçai gentiment à délaissé son journal pour enfin me regarder. Je m’approchai doucement de son visage, jusqu’à ce que mes lèvres effleurent les siennes, fermai les yeux, et déposai un doux baiser sur ses lèvres, avant de me retirer. Là, je l’imaginais parfaitement me lancer un sort, et m’envoyer valdinguer à l’autre bout de la salle -pourtant immense-. D’après les cours de sortilèges, durant lesquels elle prouvait bien qu’elle était particulièrement douée, j’allais avoir du mal à riposter si elle s’y mettait. Je me voyais déjà me balader à travers Poudlard pleine de bleus, et avec des béquilles, à cause de l’entorse qu’aurait provoquée ses sorts. Je ne pus m’empêcher de sourire à cette pensée. Sa réaction promettait d’être assez distrayante. Autant que l’historicité de l’armistice de la première Guerre Mondiale dans le monde des moldus, les minutes à venir allaient être à marquer d’une pierre rouge chez les sorciers [*out*].
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MessageSujet: Re: La Paix n'est qu'un Rêve.   Mer 13 Avr - 18:22

Anticonstitutionnellement, j'avais une formidable envie de meurtre, d'attentat et de tout ces choses qu'on ne doit pas faire en démocratie, encore moins en public. Ce n'était d'ailleurs pas dans mon tempérament de faire le spectacle. J'ignorais royalement sa remarque finaude sur l'erreur des gens qui ne tentent pas. Je me demandais même un moment si elle le pensait pas que je faisais semblant d'être froide pour cacher le fait que c'était la vérité. Seigneur... faîtes que je n'hérite pas d'un nouveau boulet au cerveau aussi impressionnant qu'une bernique. Je ne quittai surtout pas des yeux mon magazine en espérant qu'elle allait vraiment se barrer avec cette remarque pleine de subtilité. Au lieu de ça, elle attrapa un chocogrenouille. Nan mais elle comptaient s'installer là ou quoi ? Et puis quoi encore ? Et jusqu'à quand ? Je priai pour qu'elle n'attende pas que la calvitie la prenne. J'avais d'autre projets pour mon avenir. Elle me proposa la carte mais je l'ignorais royalement, buvant une nouvelle gorgée de mon café refroidissant et mordant dans mon toast avec un peu plus de vigueur que nécessaire, m'imaginant que c'était Tara... avec une salopette. Parfaitement satisfaite par ce que cette image créai de laideur chez Tara, je me permis un fin sourire que personne ne remarquait puisque j'avais la tête baissée sur mon journal. Un chargeur notoire se pointa alors. Il fonça vers notre table comme un dératé. Il avait une chevelure étrange et était probablement drogué. Il s'arrêta juste à temps, prit la carte et repartit. Lui au moins, il s'était barré. J'avais cru un instant devoir supporter deux boulets.
La météorite repartie, Tara revint à la charge en me demandant de garder mes sarcasmes. Non mais qu'est ce qu'elle croyait ? Que j'allais l'épouser et lui refiler mes armoiries ? Allait-elle arrêter de m'emmerder. J'étais maintenant persuadée qu'elle faisait exprès. Ce n'était pas possible autrement. Elle voulut alors 'raviver mes souvenirs', elle avait sacrément intérêt à être convaincante parce que j'allais lui foutre un point dans la tronche. Elle allait finir la journée manchot même. Je rêvais de lui arracher quelques membres quand elle fit ce qu'elle fit. Elle... m'embrassa. Elle m'embrassa et en plus pour ça, elle avait osé toucher mon jolie minois. Je fus si pétrifiée sur le coup que je ne bougeais pas pendant quelques secondes. Puis j'éclatai en fureur. Elle allait me le payer. Elle allait pleurer sans oignon, ni échalote pour l'aider. J'allais la massacrer.
Oubliant toute mes convictions et ma quasi-religion qui prônait le calme, j'entrai dans une rage folle. Je me levai en repoussant le banc, presque sans le remarquer. J'abandonnais les traces de mon déjeuner et mon journal par la même occasion qui atterrit sur le reste de toast. Je regardais Tara de dessus. Il m'aurait fallut quelques fractions de seconde pour attraper ma baguette et guère plus pour lui jeter un sort cuisant. Mais je ne voulais pas qu'un modérateur notoire intervienne en usant de magie. Le meilleur moyen de convaincre les gens de ne pas s'en mêler était de ne pas utiliser la magie. Je flanquai un coup de poing impressionnant à Tara ce qui la fit tomber. Pour la forme, je criai quelque chose, m'en voulant déjà en l'entendant.

« Dégages, sale lesbienne ! »

D'accord, c'était parfaitement odieux. Mais elle m'avait franchement énervée. Malgrè tout alors, que je me dirigeai d'un pas décidé vers la porte -fabuleusement prêt comme prévu-, je m'en voulais d'avoir fait ça. Pas le coup de poing. Tout le monde me fixait et normalement je détestais ça mais dans l'immédiat, je m'en fichais, elle l'avait cherché. Je m'en voulais de 'l'insulte' parfaitement hypocrite que je lui avais lancé. Je me méprisai pour ça. J'avais beau essayer de me convaincre qu'elle l'avait cherché, personne ne méritait ça. Et j'insultais ma propre condition que je ne parvenais pas à assumer. D'ailleurs, elle l'avait pas vraiment cherché... Il était probable que ce qu'elle avait essayé de me raconté était vrai. Je savais que c'était à cause de Sciara, je ne voulais pas y penser. J'étais vraiment pitoyable dans l'immédiat. Une fois dans le hall, je tournai les talons vers les grandes portes et sortit tout les colonnades. Il était encore très tôt. Il n'y avait personne et il faisait froid. Je resserrai ma cape sur moi et me rendit dans un endroit abrité dépourvu de neige pour m'assoir sur un rebord de pierre, adossée contre une colonne qui cachait le château dans mon dos.
Je fermai alors les yeux et me mit à m'invectiver dans toutes les langues que je connaissais, majoritairement en irlandais et un peu en français. Je n'avais même plus ma gazette pour m'occuper l'esprit. Je l'avais laissée sur les lieux de mon esclandre. Génial.

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Dernière édition par Liadan Senedra le Jeu 14 Avr - 19:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Paix n'est qu'un Rêve.   Mer 13 Avr - 20:31

    Même si la jeune rouge et or gardait son flegme habituel et ne montrait aucun signe d’exaspération, je la sentais aisément bouillir de l’intérieur. Pourtant, je n’avais strictement aucune envie de l’agacer à ce point, j’essayais juste de comprendre ce qui se passait dans sa tête, parce que je dois avouer que j’avais vraiment du mal à saisir les raisons qui la poussaient à agir ainsi. Je lui concède au moins le mérite de me distraire un minimum, avec ses réactions désabusées. Peu importe ce qui s’était passé lors de cette fameuse soirée, nous étions toutes les deux bien ivres ce soir-là, et l’alcool restait toujours une excellente justification à ce genre de ‘délire’. Je n’aurais probablement pas dû lui en reparler le lendemain. Il aurait peut-être mieux valu me contenter de lui parler comme si de rien était, en attendant que ses souvenirs refassent surface. Enfin, s’ils étaient réellement bien enfouis au fond de son inconscient et qu’elle ne jouait pas simplement la comédie, ce dont je n’étais absolument pas certaine. Elle avait l’air sincère, mais après ? Tout le monde sait mentir, que ce soit pour se protéger, se cacher ou tout bêtement pour obtenir ce qu’il désire.

    Après le passage en coup de vent du parfait inconnu qui s’était emparé de la carte de sorcier célèbre que je tenais jusqu’alors dans la main, je décidai de faire avancer un peu les choses, au lieu de passer mon temps à me battre inutilement avec Liadan, qui refuserait de toute façon ne serait-ce que de m’adresser la parole, jusqu’à ce qu’on éclaircisse un peu toute cette histoire. Elle faisait vraiment une montagne de pas grand-chose, quand on y pense… Je n’avais aucune idée de ce qui se passait dans sa vie, si ce n’est qu’elle avait eu des ennuis avec une autre fille de l’école, mais ce n’était pas à moi d’en payer les frais, et je n’avais pas à devenir une ennemie sous prétexte qu’elle s’était servie de moi pour rendre sa copine jalouse, et que son plan s’était soldé par un lamentable échec.
    Au moins, ma petite initiative sembla la faire réfléchir un peu plus qu’un centième de seconde. Est-ce qu’elle retrouvait finalement la mémoire, et se remémorait lentement mais sûrement le cours de la soirée ? Ou était-elle juste choquée que j’ose lui faire cet affront ? Quoi qu’il en soit, je n’allais pas tarder à devoir assumer les conséquences de mes actes… La brune se leva d’un bond, repoussant violemment le banc sur lequel nous étions assises. Ce mouvement à lui seul failli me faire tomber. Je perdis en effet l’équilibre, et me rattrapai de justesse à la table. Bon, il en faudrait quand même un peu plus pour m’intimider. Je m’étais déjà préparée à m’en prendre une, ce qui ne manqua pas. De toute façon, je l’avais bien cherché –mais ne regrettait pas le moins du monde de l’avoir embrassée-.

    Son insulte m’indigna une fraction de seconde, le temps que tout se mette en place. C’était donc ça… Soit je la répugnais d’avoir ‘abusé’ d’elle sous l’effet de l’alcool (bien qu’en l’occurrence, ce soit plutôt elle qui m’ait sauté dessus), soit elle ne s’assumait pas… Et à en juger par sa réaction, je privilégiais plutôt la deuxième possibilité. Et les origines semi-moldues, par la même occasion, histoire de répondre par la même occasion à l’une des toutes premières questions que je lui avais posées un peu plus tôt. Je ne savais pas trop comment les choses étaient perçues à Poudlard -je me préoccupais trop peu de l’opinion des autres pour m’en rendre compte-, mais pour être passée par là aussi, je savais par expérience que les homosexuels étaient étiquetés et très mal vus dans le monde moldu.
    Après avoir repris mes esprits, je constatai sans grand étonnement que la totalité des personnes présentes dans la Grande Salle, bien que peu nombreuse, avait entendu notre petit différend et m’observait méticuleusement, comme si je venais de débarquer d’un tout autre univers. Légèrement blasée sur les bords, je soupirai, puis tâtai mon nez, qui me faisait atrocement souffrir. Et pour cause, il était en sang. C’est qu’elle m’avait envoyé une sacrée droite, l’autre andouille… Je me relevai calmement, sans prêter attention aux chuchotements et aux rumeurs qui circulaient déjà. J’aurais bien assez l’occasion de m’y confronter plus tard. Pour l’instant, j’avais mieux à faire. Je pris une serviette en papier sur la table, et la collai sur mon visage, l’utilisant comme compresse, et espérant qu’elle suffise à stopper l’hémorragie. Y’a pas à dire, la tête, ça pisse le sang.

    Sans m’en inquiéter davantage (ce n’était pas la première fois que je me prenais un coup en pleine figure), j’entrepris de rattraper la dénommée Liadan, qui s’était déjà fait la malle. Je suivis les regards ébahis des rares élèves déjà debout. Tout semblait indiquer que la brune enragée était sortie… Bon, voilà qui allait me faire regretter de ne pas avoir pris ma veste. Effectivement, j’avais à peine mis les pieds dehors que la fraicheur hivernale me glaçait déjà le sang. Il avait neigé la nuit précédente, et la jeune femme n’allait pas être très difficile à retrouver dans cette immensité blanche… Elle y avait laissé des traces de pas, qu’il me suffisait donc de suivre pour remonter jusqu’à elle. J’hésitai quelques instants à continuer ma route : et si elle m’agressait à nouveau ? … Bah, tant pis. Je n’allais pas faire marche arrière si près du but.
    Frigorifiée, je continuai malgré tout mon chemin. La neige crissait sous mes pas. Si Liadan comptait rester un peu seule, elle aurait vite-fait de m’entendre arriver et de m’empêcher d’approcher de trop près… Mais j’étais prête à courir le risque. Je n’eus pas à marcher longtemps avant de l’apercevoir, adossée contre une gigantesque colonne. En m’avançant un peu dans sa direction, je l’entendis balancer des insultes à tort et à travers, dans plusieurs langues différentes -dont certaines que je ne parlais pas du tout-, notamment l’irlandais. Tiens.. ?! C’était bon à savoir. Je ne savais pas si toutes ces injures m’étaient destinées, ou si elle s’en voulait à elle-même -ce qui confirmerait la thèse qu’elle refusait d’admettre ses propres penchants-, mais je m’en fichais un peu. Histoire de ne pas me prendre son poing une nouvelle fois, je préférais demander, d’un ton calme bien différent de celui que j’avais depuis le début de la matinée :


    « Je peux.. ? »
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MessageSujet: Re: La Paix n'est qu'un Rêve.   Jeu 14 Avr - 22:53

J'entendis Tara venir de loin. Ses pas crissaient dans la neige. Elle n'avait pas l'air de marcher très vite. Ce n'était de toute évidence pas une démarche énervée. Elle ne devait pas venir uniquement pour se venger. Je mis malgré tout la main sur ma baguette sans ouvrir les yeux. Je jurai une dernière fois dans un murmure puis me tu tout à fait. Quand en déduisant sa position du bruit de ses pas je sus qu'elle était dans mon champ de vision, j'ouvris les yeux. Son nez était ensanglanté. Je l'avais pas ratée de toute évidence. Elle me demanda poliment si elle pouvait s'assoir de ce temps qu'on les étrangers obligés de s'asseoir à coté. Elle semblait avoir sacrément assimiler la leçon du coup de poing. Je pointai ma baguette vers elle avec une légère grimace. J'agitai rapidement ma baguette devant son visage.

« Episkey ! »

On entendit un craquement plutôt désagréable. Son nez n'avait plus rien. Ce sort ne devait pas faire mal. C'était un truc de guérison mineur, pas vraiment spectaculaire. De toute façon, j'étais plus forte en duel qu'en médecine... le truc, c'était qu'on a besoin de quelques bases en guérison quand on s'entraîne un peu trop.
Je ne l'avais pas guérie parce que je m'en voulais pour le coup mais parce que je m'en voulais pour l'insulte et ça, je ne pouvais pas le retirer. Je ne le voulais même pas vraiment. Si elle était sang-pur, il y avait très peu de chance qu'elle puisse comprendre. Elle puit elle m'avait quand sacrément énervée... avec Sciara et le déjeuner. J'avais même plus mon journal... et j'avais réussi à perdre mon calme. Autant pour la journée tranquille. J'abaissai ma baguette, reposant mon bras d'où il venait sans la ranger pour autant. J'avais vite retrouver mon air froid et impassible et quand je parlai, ce fut avec un ton froid et détaché.

« Qu'est ce que tu veux ? »

Je me posai vraiment la question pour une fois. C'est vrai quoi, qu'est-ce qu'elle cherchait au juste ? Que je devienne super copine et lui confit tout sur ma vie ? Nan mais elle était tombée sur la tête ou quoi ? Cette fille avait un train de vie à l'opposer du mien. Je n'arrivais pas à comprendre qu'elle insiste. Son geste même ne me poussait pas à croire qu'elle avait crut aux conneries que j'avais raconté. Je ne pouvais même pas envisager que dans l'autre sens, ce soit vrai, elle ne me connaissait même pas. C'était une des fille à l'expérimentation facile.
D'accord, il y a plusieurs témoins qui pourraient rapporter que les expérimentations ne me gênaient pas d'habitude... mais en public ! Et puis elle ! Même dans un couloir désert avec elle d'un coté et un troupeau d'accromentules de l'autre, les arachnées auraient gagné ! Enfin je crois... Elle avait un petit-poids dans le cerveau et deux secondes de jugement !

Avec un air toujours impassible, j'étais occupée dans ma tête à penser tout le mal que je pouvais d'elle, attendant une raison plus que valable.

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MessageSujet: Re: La Paix n'est qu'un Rêve.   Ven 15 Avr - 12:36

    Liadan pointa sa baguette dans ma direction. Evidemment, la mienne était restée dans la poche intérieure de mon uniforme de sorcier, et je ne pourrais donc pas me défendre si elle m’attaquait. Je fermai les yeux, m’attendant à me prendre un sort et à être repoussée quelques mètres plus loin. A la place, j’entendis un craquement on ne peut plus désagréable, et ressentis une sensation plutôt étrange… Mon nez ! J’ouvris les yeux, et touchai celui-ci. Effectivement, il n’avait plus rien.

    « Merci… » murmurai-je, un peu étonnée.
    Reprenant son air imperturbable et glacial, la brune me demanda ce que je lui voulais. Hum… C’était une excellente question. Je n’y avais pas vraiment réfléchi. J’avais fini par comprendre ce qui la dérangeait à ce point, et l’avait suivie, sans réellement savoir pourquoi je le faisais. Peut-être parce que je la comprenais, dans le fond.. Enfin, je savais aussi pertinemment ce qu’elle voulait, maintenant.. Et j’allais finalement le lui donner.

    « Juste te dire que c’est bon, je te laisse tranquille. »

    Oui bon, ce n’était vraiment pas crédible. Comme si j’allais la suivre jusqu’ici pour lui annoncer un truc pareil. M’enfin, c’était improvisé sur le tas, et de toute façon, ce n’était pas totalement faux : je n’avais pas l’intention de continuer à insister. Si elle ne s’assumait pas, tant pis pour elle, après tout. Elle avait probablement bien plus peur de se rendre compte que je ne mentais pas que de ce que je lui disais en tant que tel. Dommage, elle aurait probablement fait des jaloux -et des heureuses- en acceptant ce qu’elle était.

    Une fois sortie de mes pensées pour me replonger dans le monde réel, je réalisai qu’il faisait vraiment très froid. Il était encore bien tôt. Le soleil (à moitié caché par les nuages) n’était pas très haut dans le ciel, et ne frappait pas fort du tout, forcément… Je grelottai légèrement. Il n’y avait pas énormément de vent pour une journée d’hiver, mais la brise matinale et les degrés frôlant à peine le zéro suffisaient amplement. Ce n’était pas mon petit chemisier qui allait me protéger de ça. Je regardais droit devant moi, les yeux dans le vague, sans croiser le regard de la rouge et or. Je n’avais même pas pris la peine de m’assoir, en fin de compte. Après quelques minutes d’un silence bien pesant, je commençai à claquer des dents, moi.


    « Bon, je rentre. Tu devrais faire pareil. »

    Sur ce, je fis marche arrière et repartis sans me retourner en direction de l’école. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle me suive. Si elle avait besoin de se calmer un peu, l’air ambiant se chargerait de lui rafraichir les idées. A mon avis, je n’étais pas prête de lui reparler avant un bout de temps. Par contre, je risquais d’entendre parler de son accès de colère pendant longtemps..
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MessageSujet: Re: La Paix n'est qu'un Rêve.   Lun 18 Avr - 10:24

Tara sembla hésiter avant de me répondre. Elle ne savait même pas pourquoi elle était là ? Elle s'en voulait aussi maintenant ? Rha ce qu'elle m'énervait. Elle finit quand même par m'annoncer qu'elle me laisserait tranquille. Quel bonheur ! Enfin une bonne nouvelle à laquelle je ne croyais même pas une seconde. Je ne répondis pas. Elle semblait avoir froid. Comme c'est dommage. Elle finit par dire qu'elle allait partir. Génial. Mais le conseil qui alla avec me mit hors de moi une fois de plus. DE QUEL DROIT elle me donnait des conseils ? J'eus envie de lui en coller une autre mais je jugeai en avoir assez fait pour l'instant et ne bougeai pas le petit doigt. A peine un muscle se contracta-t-il sur ma mâchoire pour signifier mon mécontentement. J'observais imperturbable, un point passionnant sur l'horizon.
Elle partit enfin. Génial, brillant, ma journée tranquille pouvait enfin commencer. Je ne me mit à bouger qu'après une demi-heure passer à observer la neige. Je me levai et passai devant la grande salle. Un coup d'oeil au bout de table sur lequel je me trouvai un peu plus tôt m'apprit sans surprise que mon journal ne m'appartenait plus. Tant pis. Les gens commençait à descendre pour aller prendre leur petit déjeuner. Par soucis d'éviter l'affluence, j'obliquai vers les cachots et alla me frayer un chemin pour m'occuper l'esprit.

Je n'en remontai que bien plus tard vers ma salle commune. Je ne m'y trouvai pas souvent. Tant pis. J'étais encore énervée contre Tara mais j'essayais de m'occuper l'esprit en réfléchissant à mon plan en traversant les couloirs du château vers ma tour.

Finii.

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